Gabon : L’activité minière passe à l’énenergie verte.

L’économie du Haut-Ogooué doit beaucoup à ses abondantes ressources minières. Deuxième producteur de manganèse à haute teneur, la COMILOG (Compagnie minière de l’Ogooué), filiale du groupe français Eramet, représente 15 % du marché mondial.

Générant plus de 3 000 emplois directs et indirects, elle est aussi le deuxième employeur du pays. Et, Son poids est renforcé par la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag, sa filiale à 84 %), qui gère depuis 2005 les 670 km de voie ferrée reliant Franceville au port minéralier d’Owendo, en banlieue de Libreville. Côté uranium, c’est un autre groupe français, la Compagnie des mines d’uranium de Franceville (Comuf, filiale du CEA puis d’Areva), qui, de 1960 à 1999, a exploité des mines souterraines et les gisements à ciel ouvert.

la Comuf à cesser son exploitation en juin 1999. Mais le groupe français n’a pas quitté la province pour longtemps. Fin 2006, le ministère gabonais des Mines a autorisé Areva à reprendre des activités de prospection, et quatre permis de recherche minière de 2 000 km2 chacun lui ont été octroyés. Le groupe a créé Areva Gabon, sa filiale à 100 %, dont le siège est à Franceville. L’activité industrielle de la province devrait s’accélérer dans les mois à venir grâce à la mise en service du barrage de Grand-Poubara. Quatre turbines de la centrale (160 MW) sont opérationnelles et 2 lignes à haute tension ont été construites, notamment vers Moanda, où 2 nouvelles usines, l’une de manganèse métal et l’autre de silico-manganèse, entreront en activité très prochainement.

sources:  www.jeuneafrique.com